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Bénin/Chronique: Bouffée d’oxygène pour hôpitaux !

Bénin/Chronique:

Bouffée d’oxygène pour hôpitaux !

Angelo Dossoumou
Obsolète, inexistant…A chaque fois qu’il a été question des soins de qualité à prodiguer dans nos hôpitaux, les plateaux techniques ont répondu par ces satanés mots. Désormais, et au vu des efforts conjugués de l’Etat béninois et du Fonds mondial, ils sonneront tout simplement faux. Ceci, puisque pour une bouffée d’oxygène, ce sont 2,223 milliards d’équipements médicaux qui ont été répartis pour relever le niveau des interventions d’ordre sanitaire. Et tenez-vous tranquilles, du nord au sud, sans distinction aucune, la plupart des hôpitaux ont été servis. Somme toute, nos grandes formations sanitaires mieux équipées que par le passé, il n’y a plus d’excuse pour le corps médical. Et logiquement, dès à présent, les patients sont en droit d’attendre, dans les différents hôpitaux dont le plateau technique a été renforcé, des prestations à la hauteur des acquisitions.
Mais avant, rendons à César ce qui est à César. Car, si le Fonds mondial en est arrivé à jouer un rôle clé dans l’achat desdits matériels, il a fallu le leadership éclairé du chef de l’Etat. Sinon, ces crédits non consommés qui ont permis aujourd’hui aux hôpitaux de souffler sur le plan technique, sont généralement retournés aux donateurs. Mais, il a d’abord fallu l’idée géniale d’une réaffectation des fonds spécifiquement pour l’acquisition des équipements médicaux avant qu’on ne parle de son effectivité. Maintenant que tout est en place et qu’on n’assiste au fait qu’aux remises officielles, l’enjeu n’est rien d’autre qu’une judicieuse utilisation des matériels.
Sur ce plan, déjà, on peut être moins inquiet que, comme auparavant, qu’ils se volatilisent dans la nature. Avec les dernières réformes, sanitaires notamment la réglementation de l’exercice de la médecine en clientèle privée, la démarcation est tellement nette que le risque d’une disparition des matériels pour des destinations officieusement connues est moins grand. Cependant, ce qui est à craindre, et d’ailleurs c’est l’apanage du Béninois, c’est l’utilisation de manière désinvolte, de ces ‘‘bouées de sauvetage’’ obtenues de hautes luttes pour sortir les malades du piège de la mort.
D’où, il est impérieux que ce soient effectivement les personnes les mieux qualifiées qui manipulent ces matériels sensibles. Cela aidera, sans doute, à rallonger leur espérance de vie et, en cas de panne, à vite situer les responsabilités. De toute façon, le Bénin n’a pas une surface financière tellement large pour se permettre d’investir régulièrement des milliards pour pallier la défectuosité et le manque de plateau technique.
Par ailleurs, dans un contexte de réformes et d’attente des populations pour des soins de qualité et à moindre coût, que nos hôpitaux ne disposent pas du minimum avant de lancer le projet Arch n’aurait aucun sens. Là, avec des équipements de dernière génération, c’est l’offre qui s’accommode bien avec la demande. Même si, il est encore tôt de nous égosiller qu’ils nous mettent définitivement à l’abri des évacuations sanitaires, il est toutefois intéressant que nous n’en sommes plus loin. Alors, encore des efforts sur le plan infrastructurel et pour le renforcement de capacités du personnel soignant et bientôt, se traiter au Bénin serait un plaisir et non un risque.

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