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Bénin / Chronique : Cadence cadastre !

Bénin / Chronique :

Cadence cadastre !

Angelo Dossoumou

Réformes et réformes sensées pour le développement de la Nation… Pour plus de transparence, d’assurance et de justice, il s’assimile très souvent au passage à la modernité. Dans tous les secteurs de la gouvernance socio-économique, cette réalité s’invite et fait bouger les lignes. Aux dernières nouvelles, au rythme du cadastre national, les Béninois danseront. Pour être plus explicite, ils se plieront, tous sans exception et après que l’œuvre titanesque sera parachevée, aux exigences découlant de l’acquisition de domaines et du foncier. Mais déjà, le gouvernement à travers l’Andf peut se satisfaire de la possibilité donnée aux propriétaires terriens à Cotonou, de consulter directement en ligne, les références de leurs parcelles.
Alors, difficile de ne pas avouer, avec ce répertoire terrestre, personnalisé et numérisé, que l’investissement immobilier dans la capitale économique du Bénin n’offre pas toutes les garanties de sécurité. Et si le train de la modernité anti litiges domaniaux a déjà embarqué Cotonou, il roule pour faire le plein de ses wagons. Ainsi incessamment, le cadastre pour véritablement revêtir son caractère national, fera de son mieux pour qu’au plus tôt, aucune localité ne soit exclue de son emprise. Et dès qu’il en sera ainsi, non seulement ce sera l’ère de la sécurisation foncière mais aussi, et toujours dans ce volet, d’une discipline vis-à-vis du fisc. C’est dire qu’en même temps que le cadastre est un outil plus protecteur du foncier, les propriétaires doivent se résoudre à donner à César, ce qui est à César.
A ce sujet, le Béninois s’est longtemps abonné à un laisser-aller indescriptible. D’ailleurs, il a suffi de l’introduction, dans le nouveau code électoral, du quitus fiscal dans les dossiers de candidature pour mesurer l’ampleur d’un dégât contre-productif pour le développement du pays. Justement, même si l’Andf a sensiblement revu à la baisse les montants d’enregistrement des parcelles afin de mettre les uns et les autres à l’abri de tout désagrément, l’information peine toujours à atteindre la grande masse. De ce fait, au fur et à mesure que les zones seront couvertes par le cadastre, ça ne m’étonnerait pas que la colonie des géomètres et des propriétaires terriens voraces grincent les dents.
Car, et cela s’est démontré tout récemment avec l’épisode du quitus fiscal, à l’allure où évolue la numérisation des données dans le domaine du foncier, beaucoup seront résolus de comprendre qu’il ne sert à rien d’avoir des centaines de parcelles et de maisons inoccupées et en payer régulièrement l’impôt. En plus, avec cette manie, ils créent une surenchère nauséabonde alors qu’à côté, il y en a qui ont juste besoin d’une portion de terre pour un chez. Finalement, le cadastre, à n’en point douter, s’invite dans notre quotidien avec une bonne dose de justice sociale. Et donc il y a de quoi qu’après Cotonou, l’impatience de l’accueil d’un hôte de marque gagne les autres localités.
Maintenant, avec ce cadastre qui s’installe, et lentement mais sûrement s’enracinera, c’est l’épine de l’insécurité foncière que la Rupture enlève des pieds des investisseurs. De toutes les façons, cet outil doit à jamais mettre un terme aux démolitions sauvages des maisons. Pour ma part, c’est un gage pour obtenir plus facilement des accompagnements bancaires pour divers projets. En fin de compte, le cadastre ne peut qu’être une bonne musique sur laquelle tous les Béninois doivent apprendre à danser. En tout cas, cela va de leur intérêt.

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