Benin / Chronique Duo ou duel idéologique ?

Benin / Chronique

Duo ou duel idéologique ?

Angelo Dossoumou

Deux pour un duo ou un beau duel de champions ? Comme vous, je note, sous réserve d’un autre avis des sept sages, qu’en lice pour les législatives de 2019, il y aura deux grands blocs et la perspective d’un véritable combat idéologique. Nous ne sommes pas aux Etats-Unis mais bien au Bénin où la Cena a tranché pour l’inédit. Dans le starting-block pour la bataille du 28 Avril, il ne reste que l’Union Progressiste d’obédience socialiste et le Boc Républicain logé à la chapelle des libéraux purs et durs. En principe, il n’en faut pas plus, quel que soit le contexte, pour faire un choix guidé par la logique de la relance économique. Mais voilà, la maturité démocratique béninoise n’est pas comparable à celle des Etats-Unis et, pour l’instant par ici, notre seul paramètre d’évaluation, c’est beaucoup plus le soutien aux hommes qu’aux idées.
Evidemment, des années durant, la gangrène a tellement fait son œuvre qu’à l’arrivée, les partis politiques n’ont d’identité que celle de leurs leaders charismatiques. Raison pour laquelle, même s’ils sont antagonistes par les idéaux qui les sous-tendent, les gros bébés germains Républicains et Progressistes appelées à se cogner sur le ring législatif et à se départager dans les urnes le 28 avril prochain au profit de leur géniteur, laissent pantois plus d’un. Car, comme à l’accoutumée, les électeurs béninois ne s’attendaient pas à autre chose qu’à un référendum ‘‘pour ou contre Talon’’ avant de s’égosiller d’avoir accompli leur devoir civique. En lieu et place d’un duel opposition-mouvance, je suppose que la providence a voulu qu’il n’y ait point d’un Talon dans la balance et que le débat soit centré sur l’idéologie.
Justement, et puisqu’en politique, le hasard n’existe presque pas, le tableau offert pour la prochaine bataille électorale ressemble fort bien à la vision longtemps prônée par le chantre du Nouveau départ. Pour rappel et avant son avènement au pouvoir, il nous avait servi l’équation « réforme du système partisan et grands partis politiques pour soutenir le développement du Bénin». Maintenant, d’un duo pour une salade indigeste, l’occasion est belle pour qu’au-delà de Talon, les arguments idéologiques prennent déjà le dessus sur le terrain électoral puis ensuite au sein du futur parlement. Sinon, c’est trop facile de se réclamer socialiste ou libéral sans pouvoir même en comprendre les approches et les contours. Vous me direz que j’exagère.
Mais, ça m’étonnerait que les convictions aient toujours primé sur le choix de l’un ou l’autre des deux idéologies capables de donner un nouveau souffle à notre démocratie. Du moins et sans vouloir devancer le verdict des institutions compétentes en la matière ou un éventuel consensus politique, à pas forcés, le Bénin est en train d’amorcer l’ère des grands ensembles aux idéologies contradictoires. C’est ce que Talon voulait, il a travaillé pour et, avec le dénouement à la Cena, il est sur le point de réussir son pari.
Toutefois, l’erreur fatale à éviter, c’est de résumer et d’assimiler nos nouveaux socialistes et libéraux à la gouvernance en place. Très rapidement, le défi commun au duo contraint au duel, c’est de se libérer de l’emprise d’un chef et de véritablement voler de ses propres ailes. A vrai dire, si dans un proche avenir, du duo on ne passe pas au duel avec la force des idées, ce serait peine perdue. Et donc, tuons le duo et que vive le duel. Ainsi soit-il !6 Mars 19 Chronique (Dm1/Chroniques 2019)
Duo ou duel idéologique ?
Deux pour un duo ou un beau duel de champions ? Comme vous, je note, sous réserve d’un autre avis des sept sages, qu’en lice pour les législatives de 2019, il y aura deux grands blocs et la perspective d’un véritable combat idéologique. Nous ne sommes pas aux Etats-Unis mais bien au Bénin où la Cena a tranché pour l’inédit. Dans le starting-block pour la bataille du 28 Avril, il ne reste que l’Union Progressiste d’obédience socialiste et le Boc Républicain logé à la chapelle des libéraux purs et durs. En principe, il n’en faut pas plus, quel que soit le contexte, pour faire un choix guidé par la logique de la relance économique. Mais voilà, la maturité démocratique béninoise n’est pas comparable à celle des Etats-Unis et, pour l’instant par ici, notre seul paramètre d’évaluation, c’est beaucoup plus le soutien aux hommes qu’aux idées.
Evidemment, des années durant, la gangrène a tellement fait son œuvre qu’à l’arrivée, les partis politiques n’ont d’identité que celle de leurs leaders charismatiques. Raison pour laquelle, même s’ils sont antagonistes par les idéaux qui les sous-tendent, les gros bébés germains Républicains et Progressistes appelées à se cogner sur le ring législatif et à se départager dans les urnes le 28 avril prochain au profit de leur géniteur, laissent pantois plus d’un. Car, comme à l’accoutumée, les électeurs béninois ne s’attendaient pas à autre chose qu’à un référendum ‘‘pour ou contre Talon’’ avant de s’égosiller d’avoir accompli leur devoir civique. En lieu et place d’un duel opposition-mouvance, je suppose que la providence a voulu qu’il n’y ait point d’un Talon dans la balance et que le débat soit centré sur l’idéologie.
Justement, et puisqu’en politique, le hasard n’existe presque pas, le tableau offert pour la prochaine bataille électorale ressemble fort bien à la vision longtemps prônée par le chantre du Nouveau départ. Pour rappel et avant son avènement au pouvoir, il nous avait servi l’équation « réforme du système partisan et grands partis politiques pour soutenir le développement du Bénin». Maintenant, d’un duo pour une salade indigeste, l’occasion est belle pour qu’au-delà de Talon, les arguments idéologiques prennent déjà le dessus sur le terrain électoral puis ensuite au sein du futur parlement. Sinon, c’est trop facile de se réclamer socialiste ou libéral sans pouvoir même en comprendre les approches et les contours. Vous me direz que j’exagère.
Mais, ça m’étonnerait que les convictions aient toujours primé sur le choix de l’un ou l’autre des deux idéologies capables de donner un nouveau souffle à notre démocratie. Du moins et sans vouloir devancer le verdict des institutions compétentes en la matière ou un éventuel consensus politique, à pas forcés, le Bénin est en train d’amorcer l’ère des grands ensembles aux idéologies contradictoires. C’est ce que Talon voulait, il a travaillé pour et, avec le dénouement à la Cena, il est sur le point de réussir son pari.
Toutefois, l’erreur fatale à éviter, c’est de résumer et d’assimiler nos nouveaux socialistes et libéraux à la gouvernance en place. Très rapidement, le défi commun au duo contraint au duel, c’est de se libérer de l’emprise d’un chef et de véritablement voler de ses propres ailes. A vrai dire, si dans un proche avenir, du duo on ne passe pas au duel avec la force des idées, ce serait peine perdue. Et donc, tuons le duo et que vive le duel. Ainsi soit-il !

Hermas K. HOUINDO

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