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Bénin / Chronique : Epouvantail IRM !

Bénin / Chronique :

Epouvantail IRM !

Angelo Dossoumou

Ce n’est pas drôle. A l’évocation d’un test d’IRM aux joueurs engagés au tournoi U-20 de l’Ufoa B à Lomé, le Bénin fait encore parler de lui. Cette fois-ci, c’est à travers des correspondances qui ne laissent aucun doute sur la peur des dirigeants du football d’aller essuyer une nouvelle honte à l’international. Après Niamey et la disqualification des Ecureuils cadets pour tricherie sur les âges, il y a une bonne excuse du comité exécutif de la Fbf qui ne passe pas inaperçue. D’ailleurs, il fallait s’en douter. Dès qu’il s’est agi de contrôle des âges, le Bénin s’est tout de suite réfugié derrière des difficultés à enregistrer tous ses joueurs sélectionnés sur la plateforme de l’Ufoa pour se retirer. Vous me direz que chat échaudé craint l’eau froide et qu’il est tout à fait normal que les Ecureuils et leurs dirigeants ayant goûté, il n’y a pas si longtemps, à la pire des humiliations du côté de Niamey, redoutent sérieusement les conséquences des tests d’IRM non concluants.
Mais voilà, avec sa note circulaire en date du 30 novembre relative à ces fameux tests, l’Ufoa ne faisait, au fait, que brandir un épouvantail afin d’amener les dirigeants des différents pays engagés au tournoi à respecter la limite d’âge. Malheureusement, peu sûr de ses joueurs sélectionnés et visiblement sans solution de rechange, le Bénin a mordu à l’hameçon. Et quoiqu’on dise, ce retrait du Bénin du tournoi sous régional suivi de l’invite de l’Ufoa à se rassurer qu’il n’y aura pas de test d’IRM est une bonne piqûre de rappel.
A la vérité, la première impression qui se dégage après ces dernières correspondances entre la Fbf et l’Ufoa est que, si on n’y prend garde, à la longue, l’épisode de Niamey ne servira à rien. Déjà, il se dit que certains dirigeants de club sont retombés dans leurs travers. Et cela donne anormalement des joueurs qui, après six ans en première division, ont toujours moins de 20 ans. Allez-y comprendre quelque chose. D’où, en l’absence des championnats bien structurés de catégories d’âges, la difficulté des sélectionneurs appelés au chevet des cadets et des juniors, à tirer le bon vin de l’ivraie.
Pourtant, c’est à ce niveau qu’ils devaient aller chercher ces joueurs de moins de 17 ans ou de 20 ans. Mais, jusqu’ici, ce n’est pas le cas et malheureusement sans ce canal idéal pour aider les joueurs des centres de formation à se bonifier, la reconstruction tant attendue d’un football remportant des trophées et faisant la fierté de tout un peuple prendra encore du temps. Sauf si, dès à présent, toutes les dispositions sont prises pour que cessent définitivement les vieilles pratiques de tricherie sur les âges et qu’une organisation professionnelle qui met l’accent sur la formation voie véritablement le jour.
S’il en est ainsi, le passage de nos joueurs aux tests d’IRM ne nous donnera plus la trouille. Mieux, le Bénin serait sûr de composer avec des talents qui ont une bonne marge de progression. Alors, après le feu vert de l’Ufoa, allons le cœur serein à Lomé mais n’oublions surtout pas qu’il y a un assainissement footballistique qui nous attend.3 Décembre 18 Chronique (Dm1/Chroniques 2018)
Epouvantail IRM !
Ce n’est pas drôle. A l’évocation d’un test d’IRM aux joueurs engagés au tournoi U-20 de l’Ufoa B à Lomé, le Bénin fait encore parler de lui. Cette fois-ci, c’est à travers des correspondances qui ne laissent aucun doute sur la peur des dirigeants du football d’aller essuyer une nouvelle honte à l’international. Après Niamey et la disqualification des Ecureuils cadets pour tricherie sur les âges, il y a une bonne excuse du comité exécutif de la Fbf qui ne passe pas inaperçue. D’ailleurs, il fallait s’en douter. Dès qu’il s’est agi de contrôle des âges, le Bénin s’est tout de suite réfugié derrière des difficultés à enregistrer tous ses joueurs sélectionnés sur la plateforme de l’Ufoa pour se retirer. Vous me direz que chat échaudé craint l’eau froide et qu’il est tout à fait normal que les Ecureuils et leurs dirigeants ayant goûté, il n’y a pas si longtemps, à la pire des humiliations du côté de Niamey, redoutent sérieusement les conséquences des tests d’IRM non concluants.
Mais voilà, avec sa note circulaire en date du 30 novembre relative à ces fameux tests, l’Ufoa ne faisait, au fait, que brandir un épouvantail afin d’amener les dirigeants des différents pays engagés au tournoi à respecter la limite d’âge. Malheureusement, peu sûr de ses joueurs sélectionnés et visiblement sans solution de rechange, le Bénin a mordu à l’hameçon. Et quoiqu’on dise, ce retrait du Bénin du tournoi sous régional suivi de l’invite de l’Ufoa à se rassurer qu’il n’y aura pas de test d’IRM est une bonne piqûre de rappel.
A la vérité, la première impression qui se dégage après ces dernières correspondances entre la Fbf et l’Ufoa est que, si on n’y prend garde, à la longue, l’épisode de Niamey ne servira à rien. Déjà, il se dit que certains dirigeants de club sont retombés dans leurs travers. Et cela donne anormalement des joueurs qui, après six ans en première division, ont toujours moins de 20 ans. Allez-y comprendre quelque chose. D’où, en l’absence des championnats bien structurés de catégories d’âges, la difficulté des sélectionneurs appelés au chevet des cadets et des juniors, à tirer le bon vin de l’ivraie.
Pourtant, c’est à ce niveau qu’ils devaient aller chercher ces joueurs de moins de 17 ans ou de 20 ans. Mais, jusqu’ici, ce n’est pas le cas et malheureusement sans ce canal idéal pour aider les joueurs des centres de formation à se bonifier, la reconstruction tant attendue d’un football remportant des trophées et faisant la fierté de tout un peuple prendra encore du temps. Sauf si, dès à présent, toutes les dispositions sont prises pour que cessent définitivement les vieilles pratiques de tricherie sur les âges et qu’une organisation professionnelle qui met l’accent sur la formation voie véritablement le jour.
S’il en est ainsi, le passage de nos joueurs aux tests d’IRM ne nous donnera plus la trouille. Mieux, le Bénin serait sûr de composer avec des talents qui ont une bonne marge de progression. Alors, après le feu vert de l’Ufoa, allons le cœur serein à Lomé mais n’oublions surtout pas qu’il y a un assainissement footballistique qui nous attend.

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