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Bénin / Chronique : L’heure des bilans !

Bénin / Chronique :

L’heure des bilans !

Angelo Dossoumou

Encore une dizaine de jours et 2018 sera conjugué au passé. D’ici à là, douze mois de gouvernance par le régime en place et, au plan personnel, 365 jours de vie et de survie se seront écoulés. A quelques encablures de 2019, l’heure est aux bilans. Du point de vue macroéconomique, c’est d’abord et avant tout, le social qui focalise les attentions. D’ailleurs, il est intimement lié aux facilités offertes aux populations afin d’alléger leurs peines. Alors, avant de goûter aux joies d’une prochaine année prospère annoncée par le Fâ, permettons-nous de jeter un regard rétrospectif sur celle en cours. Evidemment, la plupart des Béninois ne cacheront pas qu’ils ont vraiment serré les ceintures et qu’il faudra que le cuisinier national accélère enfin la cuisson.
Jusqu’ici, malgré les bons points régulièrement décernés par les institutions internationales et les agrégats qui s’améliorent de jour en jour, le panier de la ménagère souffre et le plaisir est toujours un luxe. Justement, c’est pour atténuer, un tant soit peu, les difficultés récurrentes des parents, que des réformes relatives à la pratique syndicale et des initiatives du genre ‘‘cantines scolaires’’ se popularisent. Aussi, pour une large protection des populations, le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) se fait désirer pour mieux aider. Bref, bilan social, franchement, c’est le principal reproche qui n’en finit pas de tomber sur la tête des gouvernants. Alors, pour une meilleure adaptation au contexte Rupture, à notre niveau aussi, faisons un bilan pour y faire facilement face.
Quand le son du tam-tam change dit-on souvent, il faut changer les pas de danse. Car, étant donné que les salaires sont toujours maigres et que les facilités d’antan n’existent presque plus, il y a lieu d’éviter des dépenses folles et inutiles. Sinon, à l’heure du bilan, bonjour les regrets. Déjà, à l’allure où s’ébranle le train de la Rupture, il priorisera toujours, quoi qu’on dise, une solide fondation pour une économie forte et non celle qui nous soutient juste au quotidien. Depuis 2016, l’option est lisible et a longtemps résisté aux lamentations.
Mais, sans vouloir se mentir, pour un pays qui se construit véritablement, la dimension sociale des reformes imposées n’aura rien à voir avec les années de gâchis et de laisser-aller. D’où, aux partenaires sociaux, la nécessité de dialoguer et de négocier au fur et à mesure que les agrégats s’améliorent pour adoucir la chaleur financière qui dure dans les poches des travailleurs. Sur ce point, attendons de voir ce que nous réservent les lendemains d’une énième rencontre entre le chef de l’Etat et les syndicalistes.
Toutefois, et d’ailleurs, c’est ce qui se dit souvent, 2018 doit être, pour chacun et pour tous, une année d’expérience afin que 2019 soit un acquis. D’après Pierre Dac « l’avenir, c’est du passé en préparation ». Et si, dans le Bénin de demain, nous devons personnellement nous réaliser, il n’y a qu’une seule lecture qui vaille : apprendre et beaucoup apprendre de ses erreurs. 2019, c’est bientôt et nous sommes condamnés à faire mieux.

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