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Bénin / Chronique : Retraités soulagés !

Bénin / Chronique :

Retraités soulagés !

Angelo Dossoumou

30 ans de service. Admis à faire valoir ses droits à la retraite. A l’évocation de ces bouts de phrases, la sérénité et la fierté du devoir accompli laissaient place aux soucis. Un paradoxe qui s’explique aisément par le fait qu’après une longue carrière professionnelle et un repos mérité, il fallait, pour les nouveaux retraités, attendre 2 ; 3 voire 5 ans avant de percevoir leurs pensions. Toute une éternité au cours de laquelle, certains souffrent le martyre tandis que d’autres passent carrément de vie à trépas. Désormais, il n’en serait plus ainsi. La Rupture en a décidé autrement et exemple à l’appui confirme que vouloir, c’est pouvoir. Sans crier gare, les énergies des ministères sectoriels fédérées et le cocktail dématérialisation, simplification des procédures de mise à la retraite ont, il y a quelques jours, produit leur effet.
Plus exactement, en fin de semaine dernière, 209 agents ont aussitôt, leur admission à la retraite officiellement constatée, reçu leurs carnets de pension. Si entre-temps, il a fallu des mouvements d’humeur et des plaidoiries des travailleurs pour que ce rêve devienne réalité, le constat confirme qu’en dépit des récriminations, il y a une gouvernance au service du peuple. Du moins, pour plus d’aisance, elle opère et témoigne qu’un père, fut-il le plus méchant qui soit, ne saurait donner de la pierre au lieu d’un pain à son enfant. Mais parfois, à l’impossible nul n’est tenu et généralement, avant que le résultat ne soit positif, l’impatience gronde et entraîne sur le terrain de la délation. Néanmoins, quand sur des points précis, l’engagement au sommet de l’Etat est sans équivoque, tôt ou tard donc, les bonnes nouvelles ne peuvent que surprendre un peuple en quête permanente d’un mieux-être.
Ce qui est sûr, en sonnant le glas de l’angoisse des fraîchement retraités, les gouvernants rendent justice à une couche vulnérable de la population. D’ailleurs, servir c’est d’abord penser aux plus faibles qui ont le plus besoin de l’assistance de l’Etat. Sinon, travailler 30 ans durant et attendre des années avant de pouvoir jouir de ses cotisations, c’est tout simplement une torture morale infligée qui n’est pas sans conséquence sur la santé des ayants droit. De plus, les tracasseries en moins dans l’optique d’avoir le précieux carnet de retraite, c’est indubitablement des trous de dépenses inutiles fermés et des sous épargnés.
Maintenant, en dehors des nombreuses implications d’une réforme salutaire, le défi de tous les instants, c’est la gestion d’un acquis. Et là, à défaut d’une amélioration, un recul du système actuellement applaudi par les retraités promptement servis serait à bannir. En définitive, pour plus de gaieté, les temps changent et prenons déjà acte d’une avancée qui réchauffe les cœurs des futurs candidats à la retraite. Car, ne l’oublions surtout pas : travailleurs aujourd’hui, retraités demain. C’est pourquoi, le plaisir doit être partagé.
Enfin, si très souvent réforme est synonyme de contraintes et de sacrifices, en voilà une qui directement n’accorde que des faveurs à une frange de la population. Un peu comme pour ériger un bel édifice, par endroit, il faut casser et ailleurs, il faut arrondir les angles. L’autre dira que c’est la vie et depuis peu, elle sourit aux retraités et c’est tant mieux pour eux.

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