Actualités

Bénin / Chronique : Un plus pour la filière riz !

Bénin / Chronique :

Un plus pour la filière riz !

Angelo Dossoumou

Une usine ! De quoi arracher le sourire aux populations de Djinoukoui dans la commune de Djidja. Promesse de taille de la Société Cliwanix Groupe S.A., elle coûtera 75 milliards aux Banques brésiliennes. Dans les 24 prochains mois, il se dit que ce sera la plus grande usine de décorticage de riz étuvé en Afrique francophone. Autre information majeure relevée au lancement des travaux samedi dernier, l’infrastructure est d’une capacité totale de 190 mille tonnes par an. Plus intéressant, avec ce projet, il est promis au Bénin, le renforcement de sa capacité de décorticage de riz et donc la possibilité d’accueillir les productions des pays de la sous-région.
Mais avant, et cela ne peut qu’intéresser les jeunes, spécifiquement ceux du Plateau d’Abomey, même si c’est de façon temporaire, ils auront des opportunités d’emploi. D’ailleurs, les projections donnent, en ce qui concerne l’usine à venir, plus de 884 emplois directs et des milliers d’emplois indirects. Séduit par cette éventualité, le gouvernement s’est empressé d’accorder des facilités administratives aux investisseurs brésiliens. Autrement dit, ceux-ci ont été rassurés de l’accompagnement du régime en place. Evidemment, dans un contexte économique difficile et de la précarité de l’emploi, il est tout à fait normal que les autorités béninoises mettent tout en œuvre pour encourager un tel investissement. Ce qui est sûr, ce ne serait pas pour déplaire aux populations de Djidja et environs.
D’un autre côté, l’implantation de cette usine au Bénin devrait supposer une révolution au niveau de la filière riz notamment dans les habitudes alimentaires. Pour l’instant, à l’instar de ce qui se passe dans beaucoup d’autres pays en Afrique, les populations donnent leur préférence au riz importé. Le peu produit ici se retrouve très souvent dans le circuit et traverse les frontières terrestres. Seulement, ces dernières années, le défi d’une production plus importante est en train d’être relevé avec des localités comme Glazoué, Malanville, Grand-Popo et des régions qui ont fait de la filière leur chose.
De plus, la Vallée de l’Ouémé est un endroit idéal dans l’optique de toujours faire mieux. Alors, dans ces conditions, l’implantation de l’usine de Djidja ne peut qu’être une bonne nouvelle. Car, si tout va bien, le Bénin pourrait, à la longue, produire et transformer sur place, tout le riz nécessaire à la consommation locale. Parallèlement, à moins que le Bénin ne soit pas disposé à encourager l’investissement et des possibilités d’emplois, il faut très rapidement envisager une politique économique qui contraint les populations à faire le choix des produits ‘‘ made in Bénin’’. Si ailleurs, ça se fait et que les résultats sont encourageants, pourquoi pas ici ?
En fin de compte, c’est bien que pointe à l’horizon, une usine aussi stratégique que celle de Djidja qui apportera un plus au développement de notre pays. Il ne reste qu’à souhaiter qu’effectivement le projet aboutisse et que la prochaine grande usine de décorticage de riz impacte positivement le quotidien des populations. C’est surtout ça. En attendant, travaillons encore et toujours en vue d’attirer d’autres investisseurs.

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernière actualités

To Top