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Bénin/Justice Les magistrats détruisent l’image de la Justice et attaquent la Cour constitutionnelle

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Les magistrats détruisent l’image de la Justice et attaquent la Cour constitutionnelle

Le juge constitutionnel a   effet déclaré conforme à la constitution le retrait du droit de grève aux agents de la santé et aux magistrats notamment. Aussitôt rendue publique, cette décision a subi une série d’attaques, manifestement coordonnées, de la part de certains acteurs sociopolitiques. Dans un communiqué, l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) a vivement attaqué la Cour Constitutionnelle, pourtant garante du respect de la Constitution. Allant jusqu’à mettre en doute les motifs réels de la désignation de ses membres, l’Unamab est visiblement allée très loin en accusant l’actuelle Cour Constitutionnelle de travailler à l’assujettissement des autres institutions de la république, à l’exécutif et à son Chef.

I.A

C’est visiblement un tournant dangereux que vient de prendre la violente charge des magistrats contre la sixième mandature de la Cour Constitutionnelle. Alors qu’elle est composée de personnalités aux compétences irréprochables et aux parcours professionnels exemplaires, les magistrats ont commencé par, dans  ce qui ressemble à s’y méprendre, à une guerre de personnes, s’en prendre aux membres de la nouvelle Cour Constitutionnelle. Pour eux, des retraités peuvent difficilement s’acquitter de la mission républicaine qui leur est confiée.

Ce déchainement de violence contre la Cour constitutionnelle présidée par le professeur Joseph Djogbénou a ensuite atteint un pic ce vendredi 29 Juin avec la décision des sept sages de confirmer la conformité de la loi actant le retrait du droit de grève aux magistrats, entre autres. Dans un communiqué aux allures belliqueuses, l’Union nationale des magistrats du Bénin, (Unamab), a déclaré que « l’actuelle Cour apporte la confirmation que le choix de ses membres et leur installation visent, non à dire la règle constitutionnelle avec le détachement et la haute conscience attendus de tout juge, mais plutôt à contribuer à l’œuvre d’assujettissement des autres institutions, à l’exécutif et à son chef ». L’Union a en outre affirmé, sans la moindre retenue à l’égard de ses membres, que l’actuelle Cour constitutionnelle se rend complice d’un plan savamment élaboré pour mettre la justice aux ordres de l’exécutif. Elle dénonce maladroitement également la réforme du Conseil supérieur de la magistrature (Csm), dont la nouvelle composition « ne vise qu’à donner une majorité confortable composée d’allogènes au sein de l’organe de discipline des magistrats ».

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