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Bénin/Ouverture du Procès ICC Services: Des révélations indexent Yayi Boni

Bénin/Ouverture du Procès ICC Services:

Des révélations indexent Yayi Boni

 

Comme annoncé par le procueur général près la cour d’appel de Cotonou, le dossier ICC-SERVICES, l’un des grands dossiers ayant secoué les dix années de gouvernance de l’ancien président Thomas Boni Yayi sera mis sur le tapis le lundi 17 Décembre 2018. Cette affaire d’escroquerie dans laquelle des béninois par milliers avaient misé toute leur fortune fera l’objet d’une audience au niveau de la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (crier). En clair, les auteurs de ce vaste réseau d’escroquerie jamais orchestré devront répondre de leurs actes et ceci pour le plus grand bonheur des spoliés. Mais déjà sans trop grande surprise, les déclarations de part et d’autre des autorités impliquées de prêt ou de loin dans cette affaire indexent Boni Yayi, président de la République au moments des faits.
C’est le cas, de Armand Zinzindohué, Ministre de l’Intérieur au moment de l’affaire ICC Services, qui affirme avoir rencontré les responsables de la structure illégale de placement d’argent, au domicile de Boni Yayi, et soutient, que Guy Akplogan le cerveau de l’affaire, a échangé avec l’ancien Chef d’Etat en 2019. Dans la même logique, un autre témoin, Constant Amoussou, Procueur Général au moment des faits, affirme avoir discuté de ce sujet avec l’ancien Chef de l’Etat, qui aurait même recommandé un de ses parents proches pour être le gérant de Emile Tégbénou dans une affaire de forage. Des révélations qui à moins de deux semaines de l’ouverture du plus grand procès attendu par le peuple béninois depuis 8 ans, mettent dangereusement l’ancien Chef d’Etat dans une posture délicate.
En Juin 2010, une partie de la presse béninoise a révélé que certaines autorités au plus haut sommet de l’Etat seraient impliquées dans cette affaire et ont servi de couverture aux escrocs. Elus locaux, Ministres, commerçants, C’est le Tout-Cotonou, qui mangeait dans les mains de Emile Tégbénou, Guy Akplogan et Frédéric Dohou. Ces épargnants, qui attendaient le procès des dirigeants d’ICC-Services étaient tous désespérés car, après l’arrestation des « Madoff béninois » en 2010, l’évolution de cette affaire n’a permis à ce jour de révéler l’implication d’aucune autorité. Plus grave, Armand Zinzindohoué, premier bouc-émissaire de l’ancien régime, accusé et traduit devant la haute cour de justice a même été blanchi par la juridiction. Un sacré paradoxe quand on sait le rôle joué par ce dernier au moment des faits. Mais depuis, certaines personnes sont unanimes sur la responsabilité du Chef de l’État dans ce crime économique.
L’ancien Procureur Général Constat Amoussou, incarcéré dans cette affaire, a accusé ouvertement le Chef de l’Etat Boni Yayi , d’avoir été celui qui a laissé prospéré cette initiative. Dans un long mémorandum, il a expliqué comment il est tombé dans cette affaire. Il a également évoqué toutes les manœuvres mises en branle par le pouvoir des Boni Yayi, pour effacer les traces de l’enquête ouverte.
Dans le dossier, il cite plusieurs anciens ministres, des cadres de l’administration, et des magistrats, qui auraient participé à ce complot, visant à livrer la justice à l’opinion comme responsable du scandale. Pourtant le procureur général déclare avoir alerté les autorités béninoises sur cette escroquerie des mois avant l’éclatement de l’affaire. A ses dires, une plainte a été déposée au niveau de la justice le 29 Janvier 2010 au parquet, et a fait l’objet de transmission au commissaire en charge de la Brigade Economique et Financière le 04 Février 2010. Cinq mois avant le scandale, les autorités béninoises ont fermé les yeux, alors que selon les révélations du Procureur Général, des informations de sources très crédibles et dignes de foi, indiquaient que depuis 2007, les responsables de l’Association des Professionnels des Banques et Etablissements Financiers du Bénin, ainsi que l’Association Consortium ALAFIA dénonçaient à la BCEAO, au Ministre des Finances et au Chef de l’Etat, les activités d’ICC Services. A l’évidence, clarifie Constant Amoussou, ces agissements désorganisaient le système bancaire d’épargne et de micro finance puisque des retraits massifs étaient opérés auprès des structures légales pour être placés à ICC Services qui proposait des taux plus intéressants.
Au regard de toutes ces révélations, il est plus qu’évident que trois ans avant l’éclatement de ce scandale, l’administration du gouvernement défunt savait parfaitement ce qui se passait et pouvait arrêter la saignée si tel est qu’il n’avait rien à se reprocher. Cette affirmation du Procureur Général semble, corroborer les dires de Armand Zinzindohoué, ancien ministre de l’intérieur, qui a évoqué dans son mémorandum, une rencontre en octobre 2009, entre le chef de l’État et Guy Akplogan, PDG d’ICC Services, à l’occasion de la cérémonie de deuil organisée pour un pasteur évangélique, le révérend Agbossi, soit un an avant l’éclatement de l’affaire. Vivement que la justice fasse la lumière sur cette affaire afin que les auteurs de ce crime économique répondent de leurs forfaits.Bénin/Ouverture du Procès ICC Services:
Des révélations indexent Yayi Boni
Comme annoncé par le procureur général près la cour d’appel de Cotonou, le dossier ICC-SERVICES, l’un des grands dossiers ayant secoué les dix années de gouvernance de l’ancien président Thomas Boni Yayi sera mis sur le tapis le lundi 17 Décembre 2018. Cette affaire d’escroquerie dans laquelle des béninois par milliers avaient misé toute leur fortune fera l’objet d’une audience au niveau de la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (crier). En clair, les auteurs de ce vaste réseau d’escroquerie jamais orchestré devront répondre de leurs actes et ceci pour le plus grand bonheur des spoliés. Mais déjà sans trop grande surprise, les déclarations de part et d’autre des autorités impliquées de prêt ou de loin dans cette affaire indexent Boni Yayi, président de la République au moments des faits.
C’est le cas, de Armand Zinzindohué, Ministre de l’Intérieur au moment de l’affaire ICC Services, qui affirme avoir rencontré les responsables de la structure illégale de placement d’argent, au domicile de Boni Yayi, et soutient, que Guy Akplogan le cerveau de l’affaire, a échangé avec l’ancien Chef d’Etat en 2019. Dans la même logique, un autre témoin, Constant Amoussou, Procueur Général au moment des faits, affirme avoir discuté de ce sujet avec l’ancien Chef de l’Etat, qui aurait même recommandé un de ses parents proches pour être le gérant de Emile Tégbénou dans une affaire de forage. Des révélations qui à moins de deux semaines de l’ouverture du plus grand procès attendu par le peuple béninois depuis 8 ans, mettent dangereusement l’ancien Chef d’Etat dans une posture délicate.
En Juin 2010, une partie de la presse béninoise a révélé que certaines autorités au plus haut sommet de l’Etat seraient impliquées dans cette affaire et ont servi de couverture aux escrocs. Elus locaux, Ministres, commerçants, C’est le Tout-Cotonou, qui mangeait dans les mains de Emile Tégbénou, Guy Akplogan et Frédéric Dohou. Ces épargnants, qui attendaient le procès des dirigeants d’ICC-Services étaient tous désespérés car, après l’arrestation des « Madoff béninois » en 2010, l’évolution de cette affaire n’a permis à ce jour de révéler l’implication d’aucune autorité. Plus grave, Armand Zinzindohoué, premier bouc-émissaire de l’ancien régime, accusé et traduit devant la haute cour de justice a même été blanchi par la juridiction. Un sacré paradoxe quand on sait le rôle joué par ce dernier au moment des faits. Mais depuis, certaines personnes sont unanimes sur la responsabilité du Chef de l’État dans ce crime économique.
L’ancien Procureur Général Constat Amoussou, incarcéré dans cette affaire, a accusé ouvertement le Chef de l’Etat Boni Yayi , d’avoir été celui qui a laissé prospéré cette initiative. Dans un long mémorandum, il a expliqué comment il est tombé dans cette affaire. Il a également évoqué toutes les manœuvres mises en branle par le pouvoir des Boni Yayi, pour effacer les traces de l’enquête ouverte.
Dans le dossier, il cite plusieurs anciens ministres, des cadres de l’administration, et des magistrats, qui auraient participé à ce complot, visant à livrer la justice à l’opinion comme responsable du scandale. Pourtant le procureur général déclare avoir alerté les autorités béninoises sur cette escroquerie des mois avant l’éclatement de l’affaire. A ses dires, une plainte a été déposée au niveau de la justice le 29 Janvier 2010 au parquet, et a fait l’objet de transmission au commissaire en charge de la Brigade Economique et Financière le 04 Février 2010. Cinq mois avant le scandale, les autorités béninoises ont fermé les yeux, alors que selon les révélations du Procureur Général, des informations de sources très crédibles et dignes de foi, indiquaient que depuis 2007, les responsables de l’Association des Professionnels des Banques et Etablissements Financiers du Bénin, ainsi que l’Association Consortium ALAFIA dénonçaient à la BCEAO, au Ministre des Finances et au Chef de l’Etat, les activités d’ICC Services. A l’évidence, clarifie Constant Amoussou, ces agissements désorganisaient le système bancaire d’épargne et de micro finance puisque des retraits massifs étaient opérés auprès des structures légales pour être placés à ICC Services qui proposait des taux plus intéressants.
Au regard de toutes ces révélations, il est plus qu’évident que trois ans avant l’éclatement de ce scandale, l’administration du gouvernement défunt savait parfaitement ce qui se passait et pouvait arrêter la saignée si tel est qu’il n’avait rien à se reprocher. Cette affirmation du Procureur Général semble, corroborer les dires de Armand Zinzindohoué, ancien ministre de l’intérieur, qui a évoqué dans son mémorandum, une rencontre en octobre 2009, entre le chef de l’État et Guy Akplogan, PDG d’ICC Services, à l’occasion de la cérémonie de deuil organisée pour un pasteur évangélique, le révérend Agbossi, soit un an avant l’éclatement de l’affaire. Vivement que la justice fasse la lumière sur cette affaire afin que les auteurs de ce crime économique répondent de leurs forfaits.

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