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Confondu par la presse pour des surfacturations au profit de son épouse: Idrissou Bako fait appel aux champions en intox pour se blanchir

Confondu par la presse pour des surfacturations au profit de son épouse: Idrissou Bako fait appel aux champions en intox pour se blanchir

Ce n’est un secret pour personne que depuis sa création, la Société nationale de Promotion des Produits agricoles n’a jamais été une référence en matière de gestion. Mais le pic en matière de mauvaise gestion a été atteint sous le règne de l’ancien président de la République Boni Yayi. La conduite des affaires par les trois derniers Directeurs généraux (Dg) successifs a fini par couler l’agonisante Sonapra.

Epinglé dans un rapport du cabinet Mazars, Idrissou Bako, qui a trouvé refuge à l’Assemblée nationale après avoir conduit la société à l’abattoir, s’est défendu en évoquant une vengeance du régime actuel consécutive à son rejet de la prise en considération du projet de révision de la Constitution.

Mais en investiguant, la presse est tombée sur des factures de 9 millions d’une société: Malan, spécialisée dans le transport. Des rapprochements ont alors été faits et ont permis d’identifier le propriétaire de la société Malan. En réalité, c’est une propriétaire qui n’est d’autre que l’épouse de l’ancien Dg de la Sonapra Idrissou Bako. Ces deux factures, d’une valeur de plus de quatre millions chacune, correspondent aux coûts du transport de coton par la société de madame Bako, ce qui selon les spécialistes du secteur est excessif.

Pour se tirer d’affaires, l’ex-Dg, suspecté de mauvaise gestion, n’a rien trouvé de plus intelligent que de recourir aux spécialistes de l’intoxication sur les réseaux sociaux.

Mais au vu des arguments développés par ses défenseurs virtuels, cela ne lui rend service d’aucune façon. Dire qu’il n’y a rien d’impur à accorder des marchés publics à son épouse alors qu’on est dirigeant d’une société d’Etat montre à quel point on est compromis avec la morale. Ailleurs, les hommes politiques sont mis en examen pour avoir employé des proches à des fonctions publiques.

Quand l’immoralité atteint ces limites, il est aisé d’imaginer les largesses qu’on a pu se permettre avec les fonds publics; surtout qu’à la Sonapra ce sont des centaines de milliards qu’a géré Idrissou Bako.

Ariana SETONDJI/ benintoinfo.com

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