Actualités

REACTION DE MADAME LE MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA MICRO FINANCE A PROPOS DU DOCUMENTAIRE DE LA TELEVISION FRANÇAISE TFI

RÉACTION DE MADAME LE MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA MICRO FINANCE A PROPOS DU DOCUMENTAIRE DE LA TELEVISION FRANÇAISE TFI

LES PHARAONS

Nous avons suivi, avec consternation et indignation, ce dimanche 26 novembre 2017, sur la télévision française TFI et dans l’émission << sept à huit >>,la diffusion d’un documentaire intitulé « les Enfants esclaves du Bénin >>. Les auteures y ont voulu, par un raccourci effarant, juxtaposer le scandale de la vente comme esclaves de migrants noirs en Libye à une pratique sociologique séculaire des pays africains, connue au Bénin sous le nom de << vidomègon » littéralement traduit << enfant placé ». S’il est vrai eue, parfois, cette pratique séculaire a été dévoyée pour donner lieu à des cas de maltraitance d’enfants, elle n’a cependant aucun rapport avec l’esclavage, comme tentent de le faire croire les auteurs. Dans tous les cas, les autorités béninoises ne croisent pas les bras face aux excès du phénomène. Bien au contraire ! En attendant de nous attarder sur l’action de l’Etat dans ce domaine, il convient d’abord de faire quelques observations : 1- Le voisinage de la diffusion de cet élément d’avec les faits d’esclavage dénoncés en Libye appelle à considérer qu’il s’agit probablement d’un vieux documentaire recyclé qui ne tient pas compte des efforts accomplis depuis ; 2-Les auteurs n’ont eu aucun égard pour la protection de l’identité des mineures qu’elles ont exposées alors que la moindre des précautions aurait été de voiler leur visage comme on sait si bien le faire en Europe ; 3- Les auteurs n’ont ressenti, à aucun moment, le besoin pourtant professionnel de donner la parole aux officiels pour dire ce qui se fait relativement aux déviances du phénomène ; toute démarche qui devrait crédibilisé leur travail et l’aurait arraché à la critique de la mauvaise foi et de la recherche du sensationnel ; Quid maintenant de l’action de l’Etat? Il s’agit entre autres de : l’élaboration de la Politique Nationale de Protection de l’Enfant (PNPE) et de son Plan d’action. La promulgation de la loi no 2015-08 du 08 décembre 2015 portant code de l’enfant en République du Bénin. Ce code prévoit en son article 169 les différentes catégories d’enfants en situation difficile. Les articles 2I7 à 22I précisent les droits de l’« enfant placé » dit « vidomégon ». Le code de l’enfant punit tout contrevenant aux droits de l’enfant ; le développement de plusieurs stratégies d’intervention et de prévention intégrant la communication pour le changement de comportements, la dénonciation protégée et la répression. Le Bénin vient de lancer la « Campagne Tolérance Zéro >> au mariage des enfants et à toutes formes de violences faites à leur égard; la promotion de l’approche << famille hôte >> aux enfants en situation difficile afin de leur offrir un cadre familial de remplacement en attendant leur réinsertion. Il existe du Nord au Sud, plus de 390 Centres d’Accueil et de Protection d’Enfants (CAPE). Le décret 2012-416 du 6 novembre 2012 fixant les normes et les standards applicables aux CAPE en République du Bénin, permet à l’Etat de contrôler la qualité de l’accompagnement dans  lesdites structures. Sur le Budget 2OI7 et le Plan de Travail Annuel du ministère des Affaires sociales, le gouvernement a inscrit et a mis en œuvre un Programme de Protection des Couches Vulnérables (PPCV) qui prend en compte les enfants en finançant leur prise en charge et la réfection de structures de protection. Quatre (4) centres étatiques se trouvent dans ce programme. En septembre 20L7, une mission de sensibilisation a été organisée dans plusieurs marchés du pays dont Dantokpa. Plus de cent vingt (120) enfants ont été tirés de l’engrenage de l’exploitation économique et du travail. En République du Bénin, l’Etat est appuyé dans cette mission par plusieurs ONG, associations et fondations. Elles organisent le signalement et accompagnent les enfants à travers des programmes de cours accélérés, de capacités de vie courantes (CVC) ainsi que de formation à Ia vie. Certains sont financés pour leur première installation et sont réintégrés. Sur la base de tout ceci, il apparaît donc qu’il y a certes des enfants en situation difficile au Bénin, comme partout ailleurs, mais point d’enfants esclaves. Je vous remercie

Bintou Chabi Adam Taro

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

To Top